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- La richesse de nos vieilles vignes : la sélection massale au cœur du Fitou
Au Domaine Sarrat d’en Sol , chaque cep de vigne raconte une histoire. Une histoire enracinée dans la terre du Fitou, entre vent, garrigue et pierre sèche. Ici, rien n’est laissé au hasard : chaque geste, chaque décision s’inscrit dans une vision respectueuse du terroir. Parmi les secrets de cette authenticité, un savoir-faire ancestral perdure : la sélection massale . Bien plus qu’une méthode de plantation, c’est une philosophie, un engagement culturel. Une manière de transmettre la vie, la mémoire et la diversité de notre vignoble. Un patrimoine vivant et unique au cœur du Fitou Nos vieilles vignes, certaines plantées il y a plus de cent ans, sont le socle de l’identité du Domaine Sarrat d’en Sol. Leurs racines plongent profondément dans un sol aride et caillouteux, typique des coteaux du Fitou. Cette profondeur leur permet de résister aux étés brûlants et aux vents puissants, tout en puisant les minéraux qui font la richesse aromatique de nos vins. Ces vignes âgées ne produisent plus beaucoup de raisins. Pourtant, leurs fruits concentrent une intensité rare : une chair dense, une peau épaisse, et des tanins d’une finesse exceptionnelle. Chaque vendange rappelle que le temps est un allié du vigneron , pas un ennemi. Préserver ces vieilles vignes, c’est préserver l’âme du Fitou. Et c’est dans cette logique que nous pratiquons encore aujourd’hui la sélection massale, comme le faisaient nos aïeux. Qu’est-ce que la sélection massale ? La sélection massale est une méthode traditionnelle de replantation de la vigne. Contrairement à la sélection clonale , qui consiste à reproduire à l’identique un seul pied jugé “parfait”, la sélection massale repose sur la diversité naturelle du vignoble . Concrètement, le vigneron observe pendant plusieurs années ses parcelles. Il repère les ceps les plus équilibrés : ceux qui résistent bien à la sécheresse, produisent des grappes régulières et expriment pleinement les caractéristiques du terroir. Et au domaine le choix a été fait depuis longtemps de sauvegarder et sélectionner nos vieilles vignes d’origine. Préserver la diversité et l'authenticité génétique de notre domaine en AOP Fitou Nos vieux ceps sont de véritables témoins du passé. Ils sont uniques et ce patrimoine végétal génétique est propre à notre domaine. Nous nous devons de conserver cette mosaïque génétique au sein du vignoble. Chaque pied de vigne a sa propre identité. Chaque pied exprime légèrement différemment le terroir, apportant sa propre nuance aromatique à l’ensemble. Dans un terroir aussi fort que celui du Fitou , cette diversité devient une force. Les sols argilo-calcaires, la tramontane, la chaleur estivale et les pluies rares créent un environnement exigeant. Les vignes centenaires sont le fruit d’une adaptation lente, patiente, inscrite dans le temps long. Elles sont plus résilientes, plus vivantes et plus fidèles à l’esprit du lieu. Une méthode qui façonne le goût du vin Dans le verre, cette approche se ressent immédiatement. Les vins issus de vieilles vignes sélectionnées massalement présentent une complexité rare : des arômes profonds de fruits noirs, d’épices et de garrigue, une texture soyeuse, et une longueur en bouche remarquable. Chaque cuvée devient une véritable signature du terroir de Fitou, où la nature et le vigneron dialoguent à parts égales. La diversité génétique du vignoble se traduit par une diversité aromatique dans le vin. Certaines vignes apportent la puissance, d’autres la fraîcheur ou la finesse. L’assemblage, au chai, devient alors un art d’équilibre. C’est ce qui donne à nos cuvées en AOP Fitou du Domaine Sarrat d’en Sol son caractère à la fois généreux, structuré et élégant. L’héritage des vieux cépages méditerranéens, d’un terroir d’exception au service du vivant La sélection massale prend ici tout son sens à travers les cépages emblématiques du Fitou : le Carignan, le Grenache noir, la Syrah. Ces variétés, adaptées au climat méditerranéen, se complètent harmonieusement. Le Carignan issu des plus vieilles vignes, apporte structure et fraîcheur. Le Grenache offre la rondeur et la richesse aromatique. La Syrah vient renforcer la profondeur et la complexité. Chaque pied, issu d’une lignée ancienne, est porteur d’une mémoire génétique unique. Grâce à la sélection massale, cette mémoire se perpétue naturellement, génération après génération. Ainsi, nos vins conservent l’authenticité du Fitou originel , celui qui exprime la force du sud sans jamais tomber dans l’excès. Des vins authentiques, vivants et uniques. Une viticulture patiente, respectueuse et enracinée Pratiquer la sélection massale demande du temps, de l’observation et une véritable proximité avec la vigne. C’est une démarche artisanale, exigeante, à contre-courant de la logique industrielle. Mais c’est aussi ce qui fait la noblesse du métier de vigneron. Préserver et respecter nos vignes centenaires est comme la signature de notre domaine. Ces vieux ceps véritables témoins du passé, bien enracinés, sont ceux de nos ancêtres. La richesse de ces cépages anciens sont issue d’une biodiversité préservée depuis les origines. Sauvegarder nos vieilles parcelles et les bichonner est un véritable enjeu et engagement. C’est une manière de cultiver non seulement du raisin, mais aussi du sens . Une signature du Domaine Sarrat d’en Sol Chaque bouteille issue de nos vieilles vignes raconte une part de cette histoire. Une histoire de transmission, de patience et de respect du terroir. En choisissant de conserver nos vignes centenaires, nous faisons le choix de la singularité, de la profondeur et de la fidélité à notre identité. C’est notre signature. Nos vins en AOP Fitou ne cherchent pas à plaire à tout le monde. Ils cherchent à émouvoir, à faire ressentir la puissance d’un lieu et la passion de ceux qui le cultivent. Dans chaque verre, on retrouve cette tension entre force et équilibre, entre soleil et pierre, entre passé et avenir. Découvrez nos cuvées issues de vieilles vignes sélectionnées massalement sur notre boutique en ligne ou lors d’une visite au domaine. Venez goûter la véritable expression du Fitou authentique , celui du Domaine Sarrat d’en Sol.
- Du paysage au verre : la géologie du plateau de Tuchan et son influence sur nos vins
Dans la lumière rasante d’un matin d’automne, les coteaux du plateau de Tuchan dévoilent leurs strates : calcaires blanc gris, marnes ocres, schistes sombres, grès rouges. Chaque couche raconte un âge, un climat, une histoire de mouvements terrestres. Au Domaine Sarrat d’en Sol , nous croyons que c’est dans ces roches que naît une part de nos vins en AOP Fitou — car la géologie est la langue secrète du terroir. Le plateau de Tuchan : entre forces anciennes et paysages vivants Situé dans le périmètre du Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes , Tuchan se trouve à l’interface des massifs des Corbières et des influences méditerranéennes. La géologie est complexe : schistes (argile + quartz) dominent, mêlés parfois à des bancs calcaires et gréseux, vestiges de mers primitives ou de sédiments plissés. Ces roches, ployées puis fracturées au fil des ères, créent des reliefs irréguliers, des micro-pentes, des orientations variées — autant de variations qui influencent l’ensoleillement, le vent, l’eau… et donc, le comportement des vignes. Sols, drainage et chaleur : l’alchimie subtile du terroir Le sous-sol de schiste, de grès rouge est très drainant : l’eau ne stagne pas, ce qui pousse les racines à plonger profondément. Les roches exposées emmagasinent la chaleur le jour et la restituent la nuit, modérant les amplitudes thermiques. Les sols peu profonds imposent un stress hydrique léger mais maîtrisé, qui favorise la concentration des arômes dans les baies. Et parce que la roche mère calcaire affleure souvent, elle marque les vins d’une signature minérale discrète mais perceptible. La vigne façonne son raisin en dialogue avec la roche Quand un cep doit puiser profondément ses ressources, il concentre ses efforts sur l’essentiel. Résultat : des raisins plus petits, plus concentrés, une maturité souvent plus lente et des expressions aromatiques plus intenses. Au Domaine Sarrat d’en Sol , cela se traduit par des cépages comme le Grenache qui révèle des notes sauvages, le Carignan qui gagne en profondeur, ou encore la Syrah , sublimée par des nuances d’épices. Les vins en Fitou produits ici sont le reflet direct de cette interaction entre la géologie et la vigne. Au Domaine Sarrat d’en Sol on laisse parler le sol Rien n’est laissé au hasard. Chaque parcelle est choisie selon la nature de son sol, son exposition, son potentiel d’expression. Sur les pentes schisteuses, nous vinifions des cuvées racées et intenses. Sur les replats calcaires, des vins plus ronds, minéraux et lumineux. Sur des sols gréseux, nos vins ont une belle finesse. Nos méthodes d’encuvage, de macération et d’élevage s’adaptent à cette diversité pour que chaque cuvée porte l’empreinte de son terroir. Ainsi, les vins du Domaine Sarrat d’en Sol , qu’il s’agisse du Sarrat d’en Sol rouge en AOP Fitou sur des sols argilo-calcaires, des mono cépages Mont des Ifs grenache noir ou syrah au pied du Mont Tauch, ou de nos cuvées de blanc et rosé sur des sols de grès et de marnes, traduisent le dialogue subtil entre roche, climat et savoir-faire. Déguster un paysage La dégustation d’un vin, ce n’est pas seulement une affaire de nez et de palais. C’est aussi l’écoute silencieuse d’un lieu. La minéralité , la tension , la salinité ou encore la profondeur perçues dans un vin peuvent souvent être liées à son sous-sol. Goûter deux cuvées issues de parcelles voisines mais de géologie différente, c’est comme observer deux faces d’un même relief. Chaque verre devient un morceau de paysage liquide. Conclusion : la roche comme complice du vignoble La géologie n’est pas un simple décor figé dans le temps. C’est une force silencieuse, mais active, qui dialogue chaque jour avec la vigne, façonne ses racines, rythme ses saisons et influence la personnalité de chaque millésime. Sur le plateau de Tuchan , au cœur du Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes , le Domaine Sarrat d’en Sol cultive cette alliance entre la pierre et le vivant. Ici, les vins en AOP Fitou et en IGP Le Pays Cathare ne naissent pas que du cépage ou du climat : ils tirent leur caractère de la profondeur d’un sol, du silence d’un schiste, d’un grès quartz, de la lumière d’un versant. Chaque cuvée est une interprétation de ce terroir complexe. De la cuvée Arménie rouge Fitou AOP , concentrée et racée, à la cuvée Redko plus légère et minérale, en passant par le 100% Syrah Mont des Ifs fruité et gourmand, nos vins traduisent ce lien intime entre paysage, roches et dégustation. Alors, quand vous dégustez un vin du Domaine Sarrat d’en Sol, souvenez-vous : Vous ne goûtez pas seulement un raisin, un cépage. Vous ressentez la mémoire de la roche, Le calcaire jurassique du Mont Tauch, Le souffle du vent des Corbières, La chaleur et le goût du sol Et le travail du temps depuis des millénaires.
- Les plantes de la garrigue des Corbières qui entourent nos vignes: thym, romarin, ciste et leurs secrets
Il y a un parfum que l'on n'oublie pas. Celui qui vous saisit quand vous marchez entre nos rangs de vignes, au domaine Sarrat d'en Sol, un matin de juin. Un mélange chaud, sec, presque enivrant, de thym froissé sous la semelle, de romarin chauffé par le soleil, de lavande sauvage portée par la Tramontane. Ce parfum, c'est celui de la garrigue. Cette végétation basse, tenace, enracinée dans la pierre calcaire des Corbières, n'est pas un simple décor. Elle est le compagnon silencieux de nos vignes. Elle les protège, les nourrit, et finit même par se glisser dans le verre, dans ces notes si caractéristiques que les dégustateurs appellent "arômes de garrigue". Mais qui sont vraiment ces plantes ? D'où viennent-elles ? Quels secrets portent-elles ? Balade botanique au cœur de notre terroir. La garrigue : un écosystème forgé par le feu, le vent et la sécheresse La garrigue n'est pas un jardin. C'est un champ de bataille végétal. Ici, dans les Hautes Corbières, au pied du Mont Tauch, les conditions sont extrêmes : des étés brûlants où le thermomètre dépasse régulièrement les 35 degrés, des hivers secs balayés par la Tramontane, des sols calcaires et caillouteux où l'eau disparaît aussitôt tombée. Dans cet environnement hostile, seules les plantes les plus résistantes survivent. Et elles ne font pas que survivre : elles développent des stratégies fascinantes. Feuilles réduites pour limiter l'évaporation. Racines profondes pour chercher la moindre goutte d'eau. Huiles essentielles sécrétées comme un bouclier contre la chaleur et les parasites. C'est précisément cette rudesse qui rend les plantes de garrigue si puissantes, si aromatiques. Plus les conditions sont difficiles, plus leurs essences sont concentrées. Un principe que nos vignes connaissent bien, elles aussi. Le thym : gardien discret de nos vignes Le thym est partout au domaine Sarrat d'en Sol. Entre les rangs, au bord des murets de pierre sèche, dans les interstices de la roche. On le foule sans y penser, et il libère son parfum comme un rappel silencieux de sa présence. Il existe des dizaines d'espèces de thym en Méditerranée, mais celui qui pousse ici est particulièrement puissant. Sa molécule principale, le thymol, est un antiseptique naturel que les herboristes du Moyen Âge utilisaient déjà pour soigner les infections respiratoires et purifier. Dédié à VÉNUS, le thym apporte une énergie vitale. Mais le thym joue un rôle bien plus profond dans notre vignoble. Il attire les insectes pollinisateurs qui participent à la biodiversité autour de nos ceps. Il couvre le sol et limite l'érosion. Et lorsqu'on déguste nos vins, ces notes épicées, citronnées, camphrées et légèrement poivrées, qui viennent en fin de bouche, c'est en partie lui. Le thymol est l'une des signatures aromatiques des vins rouges de nos Corbières sauvages. Le romarin : l'énergie de la garrigue en fleur Quand le romarin fleurit, en fin d'hiver, la garrigue prend des teintes de bleu pâle. C'est l'un des premiers signes du printemps dans les Corbières, bien avant que la vigne ne débourre. Le romarin est un survivant hors pair. Il enroule ses feuilles en aiguilles pour piéger l'humidité, et ses racines sont capables de fissurer la roche pour aller chercher l'eau en profondeur. Plante médicinale reconnue depuis l'Antiquité, il était utilisé comme tonique hépatique et stimulant général. Les Grecs le dédiaient à la déesse APHRODITE qui sortit de l’eau enveloppée dans le romarin et s’en servaient pour stimuler la mémoire. Les bergers des Corbières en faisaient des infusions pour se remettre des longues transhumances. Au domaine, le romarin pousse en abondance sur les parcelles les plus exposées au vent, là où la Tramontane souffle le plus fort. Il parfume l'air que les vignes respirent, et on retrouve ses notes camphrées, citronnées, dans les arômes de nos cuvées de Carignan et de Syrah.. Le ciste : la fleur éphémère des collines brûlées Le ciste est sans doute la plante la plus spectaculaire de la garrigue. Ses fleurs, blanches ou roses selon l'espèce, ne durent qu'une journée. Elles s'ouvrent le matin, tombent le soir, et sont remplacées le lendemain par de nouvelles. Une métaphore parfaite de la beauté fragile et renouvelée de notre paysage préservé. Mais le ciste est surtout un pionnier. Après un incendie, il est le premier à recoloniser la terre calcinée, grâce à ses graines résistantes au feu. Il prépare le sol pour les autres plantes, fixe l'azote, crée de l'humus. Son duvet retient aussi la rosée et ses feuilles font de l’ombre comme un parasol pour mieux résister à la sécheresse. Sa résine, le labdanum, était utilisée dans l'Antiquité comme encens et en parfumerie. Elle dégage un parfum miel-vanille ambré, chaud, résineux, que l'on retrouve parfois dans les notes évoluées de nos vieux millésimes. Lavande, immortelle, sarriette, genévrier : les autres trésors de la garrigue La garrigue des Corbières ne se résume pas à trois plantes. Elle abrite une diversité remarquable. La lavande sauvage Stéchade ou des Maures, plus petite et plus intense que sa cousine cultivée de Provence, pousse sur les crêtes les plus ventées. Son parfum est un répulsif naturel contre les insectes nuisibles. Elle symbolise à elle seule la vertu, la paix, la guérison. Son goût épicé, camphré, se retrouve dans nos cuvées Arménie et Sarrat rouge. L’immortelle est de son côté associé à APOLLON car il se coiffait de ses fleurs jaunes pour rappeler son statut se croyant immortel. Son nom à lui seul défie la mort, gage de prospérité, longue vie, éternité et renaissance. Son odeur envoûtante miellée, proche de la rose et au goût de réglisse et de curry se retrouve dans nos cuvées de Rosé et de Blanc. La sarriette des montagnes, que les anciens appelaient "le poivre du pauvre", est un condiment oublié qui mériterait de revenir dans nos cuisines. Son goût poivré et piquant accompagne merveilleusement l'agneau des Corbières et les fromages de chèvre locaux. Le genévrier cade, avec ses baies bleues, parfume le paysage comme nos vins d'une note résineuse et boisée. Les bergers l'utilisaient pour fumer les fromages. Aujourd'hui encore, on en trouve des buissons noueux entre nos parcelles, sentinelles discrètes d'un monde pastoral qui n'a pas tout à fait disparu. Le chêne kermès, l'asphodèle, le fenouil sauvage, l'immortelle... Chaque saison révèle de nouvelles floraisons, de nouveaux parfums, une palette végétale qui fait de chaque promenade dans nos vignes une découverte. Ce que la garrigue dit de nos vins Les notes de garrigue dans un vin ne sont pas un hasard. Elles ne sont pas non plus une invention de dégustateur. Lorsque nos raisins mûrissent, entourés de thym, de romarin, de ciste, ils absorbent les composés volatils que ces plantes libèrent dans l'air chaud de l'été. Le thymol, le cinéol du romarin, les terpènes de la lavande se retrouvent, en quantités infimes mais perceptibles, dans le vin fini. C'est ce qui fait la singularité des vins des Corbières en appellation Fitou. Ce n'est pas seulement le sol, ni le cépage, ni le savoir-faire du vigneron. C'est tout un écosystème, un environnement vivant, sauvage, irréductible, qui s'exprime dans chaque gorgée. Quand vous ouvrez une bouteille du domaine Sarrat d'en Sol, vous ne buvez pas seulement du vin. Vous buvez un paysage. Venez les rencontrer La meilleure façon de découvrir les plantes de la garrigue, c'est de marcher au milieu d'elles. Au domaine Sarrat d'en Sol, nous proposons des balades dans les vignes où chaque pas est une invitation à observer, toucher, sentir. Nous vous montrerons le thym qui pousse entre les ceps centenaires, le romarin qui borde les murets de pierre, les cistes qui tapissent les collines. On vous contera le mythe de PHYLLIS intimement lié à l’amandier; la légende de la cape bleue de la vierge MARIE; la légende de PARIS qui enleva HELENE inconsolable et dont les larmes firent pousser une touffe de thym. Et au retour, un verre à la main, vous comprendrez pourquoi nos vins ont ce goût unique de garrigue et de soleil.
- Château d'Aguilar : la forteresse royale qui veille sur nos vignes depuis 800 ans
Il y a un moment, au domaine Sarrat d'en Sol , où il faut lever les yeux. Quitter du regard les ceps, les feuilles, les raisins, la terre rouge. Et regarder là-haut, sur la colline qui domine le village de Tuchan. C'est là que se dresse le château d'Aguilar . L'histoire du Château d'Aguilar Perché sur son piton rocheux à 321 mètres d'altitude, cerné par les vignes et la garrigue, il est là depuis le XIe siècle. Tenu par les seigneurs de Termes, vassaux des Trencavel, Aguilar est forcément lié à la croisade contre les Albigeois. Il a vu passer les Cathares, les croisés de Simon de Montfort, les garnisons royales de Saint Louis, et les générations de vignerons qui, depuis des siècles, cultivent la terre à ses pieds. Nos vignes poussent dans son ombre. Notre histoire est tissée avec la sienne. Voici celle d'un château que l'on aperçoit chaque matin depuis le domaine, et qui raconte bien plus que des batailles. Un nid d'aigle stratégique au cœur des Corbières Aguilar vient de l'occitan "aguilà", qui signifie l'aigle. Et le nom est parfait. Depuis ses murailles perchées, le regard embrasse un panorama vertigineux : les Corbières à perte de vue, les vignes qui descendent vers la vallée du Tuchan, la ligne bleue de la Méditerranée par temps clair, et au loin les sommets enneigés des Pyrénées. Ce n'est pas un hasard si ce lieu a été choisi pour y bâtir une forteresse. Le château contrôle un passage stratégique entre les vallées de Tuchan et de Vingrau, sur la route qui mène de Narbonne à Perpignan. Celui qui tenait Aguilar tenait la clé des Corbières. Le site est occupé depuis la préhistoire. On y a retrouvé des traces d'habitation datant de l'âge du bronze. Une empreinte romaine a été mise en évidence par de nombreuses sépultures. Mais c'est au XIIe siècle que le sort d’Aguilar est lié à celui de la famille de Termes, puissants seigneurs occitans. Au lendemain du traité de Corbeil le 11 mai 1258, le roi Louis IX fit entreprendre des travaux pour surveiller la frontière face à l’Aragon. Aguilar et la tragédie cathare Au début du XIIe siècle, le Sud de la France vit l'une de ses pages les plus sombres. Le catharisme, mouvement religieux qui prône le retour à la simplicité évangélique, est déclaré hérétique par le pape INNOCENT III . En 1209, la croisade contre les Albigeois est lancée. Des armées venues du Nord déferlent sur le Languedoc. Le seigneur et célèbre chevalier Olivier de Termes, fait d’Aguilar sa résidence principale, comme beaucoup de nobles occitans, est lié aux Cathares. Son père, Raymond de Termes, résiste héroïquement dans son château avant de tomber en 1210. Un à un, les châteaux de la région cèdent face à la puissance des croisés. Aguilar résiste plus longtemps que d'autres. Ce n'est qu'en 1257 que le château passe définitivement sous le contrôle du roi de France Louis IX. Il est alors intégré au réseau des "cinq fils de Carcassonne", ces forteresses royales chargées de défendre la frontière avec le royaume d'Aragon : Quéribus , Peyrepertuse , Puilaurens , Termes et Aguilar . Une sentinelle de la frontière Le château d'Aguilar que l'on voit aujourd'hui est principalement celui qui a été renforcé par les rois de France au XIIIe siècle. On distingue deux enceintes concentriques. La première, la plus ancienne, abrite le donjon et la chapelle romane Sainte-Anne, un bijou d'architecture médiévale. La seconde, ajoutée par les ingénieurs royaux, est flanquée de six tours semi-circulaires qui donnent au château sa silhouette caractéristique. Pendant plus d'un siècle, une garnison royale est stationnée à Aguilar. Les soldats surveillent la frontière, guettent les incursions aragonaises, entretiennent les murailles. Le château vit au rythme des saisons, des alertes, du vent qui souffle sans relâche sur le piton. En 1659, le traité des Pyrénées rattache le Roussillon à la France. La frontière recule vers le sud. Aguilar perd sa fonction militaire. Peu à peu, il est abandonné, ses pierres servent de carrière, la végétation reprend ses droits. Ce que l'on voit depuis le château (et ce que le château voit de nous) Aujourd'hui, le château d'Aguilar est classé monument historique et est inscrit dans la candidature sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. On y accède par un sentier de randonnée qui part du village de Tuchan, une marche d'environ 30 minutes à travers la garrigue et les vignes. La montée vaut le détour à elle seule. On croise du thym sauvage, des cistes en fleur au printemps, des lézards qui filent entre les pierres chaudes. Et puis, au détour du chemin, les murailles apparaissent, massives et silencieuses. Depuis le sommet, la vue est stupéfiante. On aperçoit nos parcelles du domaine Sarrat d'en Sol en contrebas, les rangs de Carignan et de Grenache qui dessinent des lignes régulières dans le paysage. On comprend, en un regard, pourquoi ce terroir est si particulier : l'altitude, l'exposition, le vent, la roche calcaire. Tout ce qui fait la personnalité de nos vins est visible d'ici. Et en sens inverse, depuis nos vignes , le château est un compagnon quotidien. Il change de couleur avec la lumière : ocre le matin, blanc à midi, doré au coucher du soleil, fantomatique les nuits de pleine lune. Il fait partie du paysage, au même titre que le Mont Tauch ou la garrigue. Ce grand squelette de pierre est la seule trace tangible du drame cathare. Ici le temps s’est comme fossilisé. Aguilar dressé est alors notre mémoire et veille sur nos vignes. Visiter Aguilar et déguster nos vins : l'itinéraire parfait Si tu passes par Tuchan, voici notre conseil : commence par la montée au château le matin, quand l'air est encore frais et la lumière rasante. Prends ton temps. Laisse-toi porter par l'histoire, par le panorama, par le silence ou le murmure des pierres. Puis redescends au village et viens au domaine Sarrat d'en Sol. Nous t'accueillerons pour une dégustation de nos cuvées en appellation Fitou , dans la fraîcheur de notre cave. Tu comprendras alors le lien entre ce que tu viens de voir là-haut et ce que tu goûtes dans ton verre : la même terre, le même vent, la même histoire, le même patrimoine. Et si tu veux prolonger l'expérience, notre gîte au milieu des vignes te permettra de passer un séjour, entre les murmures de la garrigue et la silhouette majestueuse du château éclairé par les étoiles. Huit siècles après les Cathares, le château d'Aguilar veille toujours. Et nous, à ses pieds, nous continuons de faire du vin. Possibilité de déguster nos cuvées au pied du château d'Aguilar Dans un cadre enchanteur et chargé d’histoire, viens déguster nos cuvées au pied d’ Aguilar. Cette dégustation privée animée par la vigneronne, mêle patrimoine, légendes, secrets et plaisir des sens. Une expérience hors du temps où chaque verre raconte une histoire et chaque pierre murmure le passé. Réservation obligatoire sur rendez-vous.
- Fitou AOC : L’Appellation d’Origine Contrôlée Qui Fait la Fierté du Languedoc.
Le Fitou AOC est bien plus qu’une simple appellation du Languedoc : il est le reflet d’un terroir unique, chargé d’histoire et de savoir-faire. Première appellation d’Origine Contrôlée (AOC) du Languedoc obtenue en 1948, Fitou AOC est synonyme de vins rouges ensoleillés, chaleureux et authentiques, à l’image des vigneronnes et vignerons de ce terroir. Située entre mer et montagne , cette appellation regroupe des vignobles implantés sur des sols variés qui confèrent aux vins une palette aromatique riche et complexe. Dans cet article, nous explorerons l’histoire de l’AOC Fitou, ses caractéristiques géographiques et climatiques, les cépages emblématiques qui le composent, ainsi que les secrets de sa vinification. L’histoire de l’appellation Fitou AOC L’histoire viticole de Fitou remonte à l’Antiquité, lorsque les Romains implantèrent les premières vignes dans la région. Grâce à son climat méditerranéen et ses sols propices, la viticulture s’est développée au fil des siècles, trouvant son apogée au XXᵉ siècle avec la reconnaissance officielle de l’AOC. En 1948, Fitou devient la toute première appellation viticole du Languedoc à obtenir le label AOC , un gage de qualité et d’authenticité. Cette distinction marque une étape cruciale pour les vignerons locaux, qui s’engagent dès lors à respecter un cahier des charges strict afin de préserver l’identité des vins de l’appellation. Une géographie et un climat exceptionnels L’appellation Fitou s’étend sur environ 2 600 hectares, répartis entre deux zones distinctes : • Le Fitou Maritime : situé près des étangs de Leucate et de la mer Méditerranée, ce terroir bénéficie d’une influence marine qui apporte fraîcheur et finesse aux vins. • Le Fitou Montagneux : niché dans l’arrière-pays au pied du Mont Tauch, au cœur des Corbières sauvages et préservées, ce secteur est certes plus aride entouré de garrigue, en altitude et venté, favorisant des vins plus structurés mais tout aussi élégants et équilibrés. Le climat méditerranéen joue un rôle clé dans la maturité des raisins, avec des étés chauds et secs, et des hivers doux. Cette combinaison permet d’obtenir des raisins parfaitement mûrs, offrant aux vins une concentration aromatique remarquable. Les cépages emblématiques du Fitou L’AOC Fitou impose un assemblage basé sur trois cépages principaux, qui lui confèrent son identité unique : • Le Carignan : cépage historique, endémique et robuste du Languedoc d’origine ibérique, (il) apporte structure et vivacité aux vins. Ces vieux ceps plus que centenaires qui supportent bien la sécheresse, donnent des vins aux tanins fins et sont un atout de vins de garde. (Son élevage en vieux foudres ou en barriques permet d’atténuer ses tanins. • Le Grenache Noir : cépage très vigoureux et qualitatif d’origine également ibérique apporte rondeur, gourmandise aux arômes de fruits rouges mûrs aux notes parfois chocolatées. Il vient s’harmoniser avec le Carignan apportant densité et riche palette aromatique. • La Syrah et le Mourvèdre : Cépages d’une grande noblesse, aux couleurs profondes et belles structures tanniques, ils ajoutent de la complexité aux assemblages. La Syrah et le Mourvèdre donnent aux vins des notes épicées, florales de garrigue, d’une belle capacité de garde. La vinification et l’élevage : un savoir-faire unique La production des vins de Fitou suit des méthodes traditionnelles qui garantissent la typicité de l’appellation : 1. Vendanges : elles sont réalisées à maturité optimale pour garantir une belle concentration aromatique. 2. Vinification : les raisins sont égrappés puis fermentés dans des cuves en béton ou en inox. Une macération longue permet d’extraire couleur et tanins. 3. Élevage : les vins sont élevés en fûts de chêne ou en cuves pendant 12 à 18 mois pour affiner leurs arômes et leur structure. Grâce à cet élevage soigné, les Fitou développent une belle complexité , mêlant des notes de fruits noirs, d’épices et de garrigue. Les caractéristiques des vins de Fitou Les vins rouges de l’appellation Fitou se distinguent par : • Une robe profonde et intense : allant du rubis au grenat. • Un nez expressif : avec des arômes de fruits rouges et noirs, d’épices et parfois des notes fumées, torréfiées et chocolatées. • Une bouche puissante et équilibrée : des tanins présents mais bien fondus, une belle longueur en bouche et une capacité de garde intéressante. Comment accorder un Fitou avec les mets ? Grâce à sa structure et à sa richesse aromatique, le Fitou est un vin de gastronomie qui s’accorde parfaitement avec : • Les viandes rouges : côte de bœuf, magret de canard, gigot d’agneau rôti, sanglier, escargots à l’aioli. • Les plats méditerranéens : paëlla, plancha de poissons, cassoulet, ratatouille, grillades, gratins d’aubergines-tomates . • Les fromages affinés : tomme de brebis, chèvre, comté, manchego, parmesan, roquefort, bleu des Causses. • Les desserts : gâteau au chocolat fondant Fitou aujourd’hui : entre tradition et renouveau L’appellation Fitou, bien que fidèle à son héritage, ne cesse d’innover pour séduire de nouveaux amateurs de vin. De nombreux domaines adoptent désormais des pratiques respectueuses de l’environnement, comme la viticulture biologique ou biodynamique. Les vigneronnes et vignerons de l’appellation Fitou apportent également une touche de modernité, en valorisant des vignes plus que centenaires, en explorant des vinifications plus douces et en travaillant sur des élevages plus précis pour affiner les arômes. De plus, l’œnotourisme connaît un essor important dans la région, permettant aux visiteurs de découvrir les vignobles, de s'immerger dans les coulisses de ce métier, de déguster des cuvées d’exception et d’échanger avec les producteurs passionnés. Conclusion L’AOC Fitou est un trésor du Languedoc, mêlant tradition et excellence. Avec ses vins rouges de caractère et d’authenticité (puissants), son terroir unique et très préservé et son patrimoine exceptionnel en Pays Cathare (histoire riche), i l séduit aussi bien les amateurs que les connaisseurs. Que ce soit pour accompagner un repas convivial ou pour enrichir une cave avec des vins de caractère, le Fitou reste une valeur sûre du vignoble français. Alors, la prochaine fois que vous cherchez un vin chaleureux et authentique, pensez à Fitou : une appellation qui a su traverser les siècles en conservant toute son âme. Envie d'en savoir plus sur le domaine Sarrat D'en Sol et son Vin AOC FITOU ? Cliquez ici Rédigé par l'assistance de madra.io
- Vin Fitou : les vins qui vieillissent sont-ils forcément forts et alcoolisés ?
Il y a une idée qui revient presque systématiquement lorsque l’on parle de vins capables de vieillir. Une idée exprimée parfois à demi-mot, parfois très franchement. « J’aime bien les vins qui vieillissent… mais pas trop forts. » « Les vins du Sud, ça monte vite en degré. » « Un vin qui tient dans le temps, c’est forcément puissant. » Ces phrases ne sont pas absurdes. Elles sont le fruit d’expériences passées, de bouteilles ouvertes trop tard ou trop chaudes, de souvenirs de vins imposants, parfois fatigants. Et pourtant, lorsqu’on regarde de près ce qui permet réellement à un vin de traverser le temps, une vérité apparaît, beaucoup plus nuancée : Un vin qui vieillit n’est pas un vin fort. C’est un vin équilibré. Et dans le vin Fitou , cette distinction est essentielle. Pourquoi associe-t-on vieillissement et puissance ? L’idée ne sort pas de nulle part. Pendant longtemps, la capacité d’un vin à vieillir a été associée à des critères visibles et immédiats : une couleur soutenue une structure tannique marquée un degré alcoolique élevé une sensation de “matière” Dans beaucoup d’esprits, plus un vin était intense, plus il semblait apte à affronter le temps. Cette logique a parfois conduit à des excès. Des vins construits pour impressionner jeunes, mais qui perdaient rapidement leur équilibre. Des vins puissants, mais désaccordés. Le problème n’était pas le vieillissement. Le problème était la confusion entre force et solidité . Le Sud, terrain idéal pour les raccourcis Le Sud viticole a longtemps cristallisé ces amalgames. Soleil = maturité élevée. Maturité élevée = alcool. Alcool = vin fort. Le raisonnement est simple… et incomplet. Car il oublie tout ce qui se passe avant le degré affiché sur l’étiquette : le travail de la vigne la gestion des rendements la date de vendange la recherche d’équilibre plutôt que de surenchère Dans le Fitou , terroir exigeant, venteux, sec, la vigne est naturellement poussée à ses limites. Mais cette contrainte n’implique pas automatiquement l’excès. Au contraire. Ce qui fait réellement vieillir un vin fitou Un vin vieillit bien non pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il est stable dans sa structure . Trois éléments sont déterminants : 1. L’équilibre Un vin déséquilibré, même puissant, fatigue vite. Trop d’alcool sans fraîcheur, trop de tanins sans matière, trop de bois sans profondeur… le temps ne corrige rien. Il amplifie. Un vin équilibré, en revanche, évolue. Il se transforme sans se briser. 2. La fraîcheur La fraîcheur n’est pas une sensation froide. C’est une tension, une colonne vertébrale. Dans le Fitou, cette fraîcheur ne s’ajoute pas en cave. Elle se préserve à la vigne, par des choix précis : rendements maîtrisés maturités surveillées vendanges décidées sur l’équilibre, pas sur le sucre seul Sans fraîcheur, le vieillissement devient une épreuve. Avec elle, il devient une respiration. 3. La cohérence du raisin Un vin ne vieillit jamais mieux que la qualité de son raisin. Un raisin récolté trop tard, trop concentré, trop mûr, donne souvent des vins impressionnants jeunes… mais lourds avec le temps. À l’inverse, un raisin cueilli à juste maturité, sans excès, permet au vin de s’inscrire dans la durée sans perdre sa lisibilité. Le degré d’alcool : un faux coupable Le chiffre fait peur. 14°, 14,5°, parfois plus. Mais le degré n’est qu’un indicateur partiel . Un vin à 14° peut être : équilibré frais digeste Un vin à 12,5° peut être : mou dissocié fatiguant Dans le Fitou, où la maturité arrive naturellement, le vrai enjeu n’est pas de faire baisser artificiellement le degré. C’est de l’intégrer . Un alcool bien intégré ne se ressent pas comme une chaleur. Il soutient la matière. Il donne du volume sans alourdir. Pourquoi certains vins du Fitou vieillissent remarquablement Les vins du Fitou qui traversent le temps ne le font pas par force. Ils le font par justesse . Ils sont issus : de vignes adaptées à leur sol de rendements raisonnables de vendanges décidées avec lucidité de vinifications respectueuses de l’équilibre naturel Ces vins ne cherchent pas à séduire immédiatement. Ils prennent le temps. Et ce temps devient leur allié. Vieillir ne veut pas dire durcir Autre idée reçue : un vin qui vieillit devient forcément dur, austère, réservé à quelques initiés. En réalité, un vin bien construit gagne souvent en complexité, pas en dureté. Les tanins s’affinent. Les arômes évoluent. La structure se fond. Un vin Fitou équilibré ne devient pas “plus fort” avec l’âge. Il devient plus lisible , plus nuancé, parfois même plus souple. La vraie question à se poser La question n’est donc pas : “Ce vin est-il fort ?” Mais plutôt : “Ce vin est-il équilibré ?” Car seul l’équilibre permet : une évolution harmonieuse une digestibilité intacte un plaisir renouvelé avec le temps Pourquoi cette idée reçue persiste malgré tout Parce que nous avons tous goûté, un jour, un vin trop puissant. Parce que certaines expériences marquent davantage que les réussites discrètes. Parce que le degré est un chiffre rassurant pour juger… sans goûter. Mais le vin ne se résume jamais à une donnée. Le vin Fitou , lorsqu’il est travaillé avec exigence, montre que la longévité n’est pas une affaire de force brute, mais de cohérence. Apprendre à faire confiance au vin Vieillir un vin, c’est lui faire confiance. Et se faire confiance aussi, dans sa capacité à l’écouter. Un vin trop fort parle trop fort. Un vin équilibré raconte une histoire dans la durée. Dans le Fitou, cette histoire est faite : de contraintes acceptées de choix mesurés de patience Ce que révèle vraiment un vin qui vieillit bien Un vin qui vieillit bien révèle tout ce qui a été fait juste avant lui : la vigne respectée le raisin récolté au bon moment la recherche de tension plutôt que de démonstration Il ne cherche pas à prouver qu’il est puissant. Il prouve qu’il est cohérent . En conclusion : vieillir n’est pas une question de force Les vins qui vieillissent ne sont pas forcément forts. Et les vins du Sud ne sont pas condamnés à l’excès. Le vin Fitou , lorsqu’il est pensé dans l’équilibre, montre que la longévité est une conséquence naturelle du respect du terroir et du temps. Un vin qui traverse les années n’est pas un vin qui impose. C’est un vin qui tient. Découvrir le domaine Sarrat d'en sol
- Vin Fitou : ce que l’on croit savoir… et ce que le vin raconte vraiment
Il y a des phrases que l’on entend souvent, parfois sans même y prêter attention. Elles circulent à table, dans les caves, chez les cavistes, lors des dégustations improvisées. Des phrases dites avec assurance, comme des vérités acquises. « Les vins du Sud sont trop forts. » « Le Fitou, c’est rustique. » « Les vins qui vieillissent sont durs. » « Sans sulfites, c’est forcément mieux. » « Le rosé, c’est pour l’été. » « Le vin rouge ne se boit jamais frais. » Ces phrases ne sont pas toujours mal intentionnées. Elles sont simplement héritées , répétées, rarement questionnées. Et pourtant, quand on travaille la vigne toute l’année, quand on observe le raisin jour après jour, quand on vendange avec lucidité plus qu’avec folklore, on finit par comprendre une chose essentielle : Le vin parle rarement le langage des idées reçues . Le vin Fitou, prisonnier de son propre Sud Le vin Fitou porte avec lui un imaginaire puissant. Le soleil, la chaleur, la Méditerranée, les vacances, la sécheresse. Cet imaginaire n’est pas faux. Mais il est réducteur . Car le Sud n’est pas une surface plate. Le Fitou vin rouge n’est pas une carte postale uniforme. Entre mer et Corbières, entre vent et sécheresse, entre sols pauvres et reliefs marqués, le vin Fitou est un territoire de contrastes . Un territoire qui impose à la vigne une forme de rigueur. Et pourtant, pendant longtemps, on a résumé ces vins à une seule chose : la puissance. Nos vins au domaine sont certes ensoleillés mais ils sont surtout fruités, gourmands, épicés, élégants et faciles à boire. « Les vins du Sud sont trop alcoolisés et ne se boivent qu’en hiver » C’est sans doute l’idée reçue la plus tenace. Elle vient d’un passé réel : Des rendements élevés, des maturités poussées, parfois des équilibres forcés. Mais aujourd’hui, continuer à associer systématiquement le Fitou et excès d’alcool, c’est ignorer le travail réel mené dans les vignes et par les vigneronnes et vignerons passionnés. Un vin n’est pas alcoolisé parce qu’il vient du Sud. Il peut être savouré même en été! Il peut-être alcoolisé parce que déséquilibré, mal assemblé. Sur des terroirs comme ceux du Fitou, la fraîcheur ne s’ajoute pas , elle se préserve. Elle vient : du vent, de l’altitude, de la gestion des rendements, de la date de vendange, du respect du raisin. Un vin en appellation Fitou bien travaillé n’est pas lourd, alcoolisé. Il est posé, structuré, gourmand. . « Les vins qui vieillissent sont trop forts » Autre raccourci courant. Comme si la capacité à vieillir impliquait nécessairement dureté, austérité, excès. En réalité, c’est souvent l’inverse. Un vin capable de vieillir est un vin équilibré dès le départ . Pas un vin démonstratif. Pas un vin fabriqué pour impressionner. Les Fitou qui traversent le temps sont ceux qui ont trouvé leur justesse : une maturité suffisante, une structure sans lourdeur, une fraîcheur intacte. Le temps ne fait pas le vin. Il révèle ce qui était déjà là. « Le Fitou, c’est rustique » Le mot revient souvent. Parfois dit avec condescendance. Parfois avec une forme de nostalgie. Mais que veut-on vraiment dire par là ? Si « rustique » signifie authentique , alors le Fitou l’est pleinement. Mais si cela signifie grossier, approximatif, sans finesse… alors non. La rusticité n’est pas un défaut. Elle devient un problème uniquement quand elle n’est pas maîtrisée. Un Fitou peut être franc, structuré, ancré dans son terroir, sans jamais être brutal . La finesse n’est pas une question de région. C’est une question de décisions, de prise de risque, de philosophie. « Sans sulfites, c’est forcément naturel » Celle-ci mérite qu’on s’y attarde. L’absence de sulfites est devenue, pour certains, un label moral. Une preuve supposée de pureté. La réalité est plus nuancée. Un vin sans sulfites peut être magnifique… ou instable. Un vin avec sulfites peut être respectueux… ou mal travaillé. Les sulfites ne font pas le vin. Ils accompagnent un équilibre déjà existant. Pour nos vins en appellation Fitou comme ailleurs, la vraie question n’est pas « avec ou sans ». La vraie question est : Le vin est-il juste ? « Le rosé, c’est juste pour l’été » Cette idée traverse toutes les régions, et pourtant… Le rosé n’est pas un sous-vin. Ce n’est pas un vin d’attente. Ce n’est pas un vin par défaut. Un rosé bien pensé est un vin de table à part entière. Un vin d’équilibre, de tension, de fraîcheur. Un vin de cépages pensés et assemblés: grenache noir, syrah et nielluccio s’il vous plaît! Le réduire à un usage saisonnier, c’est passer à côté de ce qu’il peut exprimer. « Le vin rouge ne se boit jamais frais » Probablement l’une des idées reçues les plus ancrées. Boire un vin trop chaud, c’est anesthésier sa fraîcheur. Boire un vin trop froid, c’est cacher certains défauts. Mais boire un vin légèrement rafraîchi, c’est souvent lui rendre justice. Certains vins rouges Fitou gagnent à être servis plus frais qu’on ne l’imagine . Non pas pour les masquer, mais pour révéler leur équilibre. Pourquoi ces idées reçues persistent Parce qu’elles rassurent. Parce qu’elles évitent de goûter vraiment. Parce qu’elles simplifient un monde complexe. Mais le vin ne se laisse pas enfermer dans des slogans. Un vin Fitou , quand il est travaillé avec exigence, raconte autre chose : un territoire de contraintes, des choix assumés, un rapport honnête au temps. Le vin, avant d’être compris, doit être écouté On peut lire, apprendre, comparer. Mais à un moment, il faut goûter sans préjugés. Laisser le vin parler avant de le juger. Accepter qu’il déjoue les attentes. C’est souvent là que le Fitou surprend le plus. Derrière chaque cliché, une réalité plus nuancée Les idées reçues ne sont pas des ennemies. Elles sont des points de départ. Elles existent parce que le vin touche à l’émotion, à la mémoire, à l’habitude. Mais le rôle d’un domaine n’est pas de les entretenir. C’est de les dépasser . Un vin Fitou sincère n’a rien à prouver. Il se contente d’être cohérent. Boire un vin en appellation Fitou, c’est accepter de revoir ses certitudes C’est accepter que le Sud ne rime pas avec excès. Que la puissance n’exclut pas l’équilibre. Que la tradition peut cohabiter avec la finesse. C’est accepter que le vin ne se résume jamais à ce que l’on croit savoir. Et c’est souvent là que commence la vraie dégustation. Alors poussez la porte de notre domaine Et laissez-vous aller, à écouter, A sentir, à douter, à raconter, à sourire, A chanter et à comprendre le vin!
- En Haut Fitou : pourquoi les vendanges sont l’aboutissement d’une année entière de travail
Il existe autour des vendanges une image rassurante, nostalgique, presque romantique. Des paniers pleins, des sourires, une forme de fête collective qui viendrait célébrer le fruit d’une saison. Cette image n’est pas fausse. Mais elle est incomplète . En appellation vin Fitou , les vendanges ne sont ni un commencement ni un simple rituel. Elles sont un aboutissement . Le point final d’une année entière passée à observer, décider, renoncer, ajuster. Quand le raisin est enfin coupé, le vin existe déjà. Il a simplement cessé d’être invisible. Les vendanges ne racontent pas tout. Elles confirment. Le premier jour des vendanges, tout semble soudain aller très vite. Les rangs se remplissent, les sécateurs s’activent, les seaux se remplissent, la vigne se vide. Pourtant, à ce moment précis, le vigneron n’invente plus rien. Il ne fait que valider ce qui a été construit depuis des mois. Dans un terroir exigeant comme celui du Haut Fitou , les vendanges ne pardonnent pas l’approximation. Elles révèlent immédiatement si les choix ont été cohérents C’est pour cela qu’on ne les aborde jamais avec légèreté. L’hiver : quand le vin Fitou commence à se dessiner Tout commence lorsque la vigne semble au repos. L’hiver, le paysage est nu. Les ceps sont dépouillés, le sol parfois dur, le vent omniprésent , les pluies attendues. C’est pourtant à ce moment-là que l’année future prend forme. La taille n’est pas un geste technique parmi d’autres. C’est un acte fondateur. Chaque coupe engage la vigueur de la vigne, sa capacité à se réguler, à produire sans s’épuiser. Sur des sols parfois pauvres, secs, ventés comme ceux du Fitou, la vigne n’a pas droit à l’erreur. On ne taille pas pour maximiser. On taille pour équilibrer . Un cep trop chargé produira un raisin sans profondeur. Un cep trop contraint perdra sa capacité à mûrir correctement. Dès l’hiver, le vin en appellation Fitou commence donc à se définir : Dans la retenue, dans la mesure, la réflexion et le respect du rythme naturel de la vigne. Le printemps : accompagner sans dominer Quand la vigne débourre, tout redevient fragile. Le gel peut frapper. Les pluies peuvent s’installer. Les maladies peuvent apparaître. Le printemps rappelle une vérité essentielle du métier : le vigneron n’est jamais maître, seulement accompagnant . Il faut être présent, attentif, mais refuser l’obsession du contrôle. Chaque intervention est réfléchie, jamais automatique. Dans cette période, on n’agit pas pour « sécuriser à tout prix ». On agit pour préserver l’équilibre du vivant. Un vin en Haut Fitou sincère ne se construit pas dans la surprotection. Il se construit dans l’acceptation du risque mesuré. L’été : le terroir impose sa loi L’été est une épreuve de vérité. La chaleur s’installe, parfois durablement. Le vent assèche les sols. L’eau se fait rare. C’est ici que le caractère du vin Fitou s’exprime pleinement. La vigne souffre parfois, oui. Mais cette contrainte fait partie de l’identité du vin. Plutôt que de la combattre, le travail consiste à l’accompagner. Limiter les rendements. Préserver la surface foliaire. Éviter les excès. Chaque décision estivale influence directement la maturité future du raisin. Dans une bouteille de Fitou, la concentration ne vient pas d’un forçage. Elle vient du temps long, du stress maîtrisé, de la patience. Apprendre à renoncer pour mieux vendanger Tout au long de l’année, il faut accepter : Que certaines grappes soient sacrifiées par manque de pluie, par des oiseaux et sangliers bien gourmands Que les rendements soient réduits par un été trop chaud. Ce sont des renoncements silencieux, difficiles et rarement visibles pour le consommateur. Mais compte la qualité finale du vin. En appellation Fitou, le vigneron devient philosophe, patient, résistant Il attend le degré de mûrissement idéal Renoncer, douter, se mettre en danger, c’est préserver l’essentiel. L’approche des vendanges : écouter le raisin Quand la fin de l’été approche, le travail change de nature. Il devient plus sensoriel. On goûte les baies. On observe la peau, la pulpe, les pépins. On cherche l’équilibre plus que la maturité parfaite. Il n’existe pas de date idéale universelle pour vendanger un Fitou vin rouge . Chaque parcelle raconte une histoire différente. Vendanger trop tôt, c’est perdre la profondeur. Vendanger trop tard, c’est écraser la fraîcheur et la buvabilité. Choisir le bon moment, savoir attendre dans un monde qui va trop vite. Le moment des vendanges est crucial, cohérent avec l’année vécue. Le jour des vendanges : un moment de vérité Il faut décider humblement mais sûrement, Un moment de doutes, de risques et de décisions. Le jour où les sécateurs entrent dans les rangs, l’atmosphère change. Il y a moins de paroles, plus de concentration. Chaque grappe coupée est une conclusion. Les vendanges ne sont pas un moment de correction. Elles sont un verdict . Elles disent : si la taille a été juste, si le printemps a été bien accompagné, si l’été a été maîtrisé sans excès. En Haut Fitou, on vendange avec humilité. Parce que le raisin ne ment jamais. “Pour faire de bons vins, vendange le dernier.” VIRGILE (extrait les Géorgiques) Pourquoi cette approche transforme le vin Fitou Un vin fitou issu de ce travail ne cherche pas à séduire immédiatement. Il cherche à être fidèle . Fidèle à son terroir. Fidèle à l’année qui l’a vu naître. Fidèle aux choix assumés tout au long du cycle végétatif.Les vendanges ne sont donc pas une fête spectaculaire. Elles sont la confirmation que le vin peut désormais exister par lui-même. Derrière chaque bouteille, une année entière invisible Quand on ouvre une bouteille de vin Fitou issue de ce travail, on ne goûte pas un instant figé. On traverse une année complète. L’hiver et ses choix silencieux. Le printemps et ses incertitudes. L’été et ses contraintes acceptées. Les vendanges n’en sont que la dernière étape visible. Mais certainement pas la plus déterminante. Elles sont simplement le moment où le vin accepte enfin de se montrer, tel qu’il est. Derrière chaque bouteille, forcément les choix, l’âme du vigneron Le vigneron met dans chaque bouteille Un peu de son vécu, de ses doutes, de ses espoirs, de ses joies, de ses peines Un peu d’émotion, de réussites et de renoncement Tout cela dans une bouteille quand vous l’ouvrez Le vin ressemble forcément à celui qui le fait naître Le vin ressemble forcément à celui qui le boira ! Découvrir les vins du domaine sarrat d'en sol
- Au domaine Sarrat d’en Sol, sommes-nous les derniers à vendanger à la main ?
Chaque automne, quand la lumière devient plus douce et que la garrigue embaume le thym, le romarin, une question revient sur toutes les lèvres : Sommes-nous les derniers à vendanger à la main ? Dans les collines du haut Fitou , les machines à vendanger gagnent du terrain. Elles avancent vite, fortes, efficaces, inlassables. Elles passent là où, autrefois, les voix des vendangeurs résonnaient dans les vignes. Mais ici, au Domaine Sarrat d’en Sol , les ciseaux continuent de chanter. Nous récoltons toujours à la main. Et ce n’est pas un hasard. C’est un choix. Les mains de l’homme défient alors la machine Le geste ancien de la récolte à la main Cueillir une grappe à la main, c’est un geste simple, presque banal. Mais c’est un geste qui change tout. Les mains savent ce que la machine ignore : la maturité exacte d’un raisin, la texture d’une peau, la douceur d’un grain prêt à être cueilli. Dans les vignes de vin Fitou , souvent plantées en coteaux ou sur des terrains pierreux, la vendange manuelle est aussi une question de respect. Respect du cep , de la terre, du fruit. Là où la machine secoue, la main choisit. Elle trie, elle observe, elle comprend. Ce savoir-faire, transmis de génération en génération, fait partie de notre identité. Chaque vendangeur devient le lien entre la vigne et le chai, entre la nature et le vin à venir. Vin Fitou, un terroir qui ne se mécanise pas Le Fitou est un territoire de caractère. Ici, les vignes s’accrochent à la pierre, les racines plongent entre les blocs de calcaire, et la tramontane balaie la vallée sans relâche. Ces conditions rendent souvent la mécanisation difficile, voire impossible. Mais au-delà de la topographie, c’est une question de philosophie. Les vieilles vignes du Domaine Sarrat d’en Sol , certaines âgées de plus de 110 ans, ne supporteraient pas le passage d’une machine. Leur structure, fragile et tordue, demande de la délicatesse. Vendanger à la main, c’est prolonger leur vie. C’est préserver la richesse de ces ceps qui donnent aux vins du domaine leur complexité et leur authenticité. La machine : un gain de temps, mais à quel prix ? La vendange mécanique a bouleversé la viticulture moderne. En quelques heures, elle peut récolter ce qu’une équipe mettrait plusieurs jours à cueillir. Elle permet de réduire les coûts, d’intervenir plus vite, parfois de sauver une récolte menacée par la pluie, la sécheresse. Mais elle emporte aussi une partie de l’âme du vin. Les baies éclatent, le jus s’oxyde, les feuilles se mêlent aux grappes. La sélection fine, le tri naturel, le rythme lent du travail humain disparaissent. Dans notre domaine en Haut Fitou , chaque grappe reflète la personnalité d’un terroir rude et lumineux. Chaque grappe résiste et façonne nos vins. La main a du courage, la main comprend et respecte cette Nature. Le choix du Sarrat d’en Sol : le temps et la fidélité Au Domaine Sarrat d’en Sol , nous avons choisi de rester fidèles à la vendange manuelle. Ce n’est pas par nostalgie, mais par conviction. Nous croyons que le vin doit rester un travail de vivant à vivant. Chaque matin de septembre à octobre, nos vendangeurs entrent dans les rangs avec leurs sécateurs. En pleine nature, dans des paysages sublimes, le soleil se lève lentement sur les collines du Fitou , la rosée brille sur les feuilles, et le bruissement des sécateurs, des seaux, remplace le grondement des moteurs. Ce rythme lent, presque méditatif, nous relie à ce que la vigne a de plus vrai : la patience. La vendange manuelle nous permet aussi de trier sur place, grappe après grappe. Seuls les raisins mûrs et sains rejoignent la cuve. Les feuilles sont écartées, faire le choix de la qualité. Ce soin se retrouve dans chaque bouteille : des vins précis, équilibrés, fidèles à leur terroir. Des vendanges manuelles de passionnés et de partage Dans un monde où l’on a perdu la culture du travail manuel, vendanger à la main est un acte de résistance mais aussi de folie . Le coût est plus élevé, la fatigue est physique, le personnel difficile à recruter. Mais cette aventure humaine est si riche et valorisante. De purs moments festifs, de convivialité où chaque détail compte: un regard, un rire, une chanson, une histoire personnelle racontée qui se retrouvent forcément dans nos cuvées. Et demain ? Le monde change. Les coûts augmentent, la main-d’œuvre se fait rare, et la pression économique pousse de nombreux domaines à se tourner vers la mécanisation. C’est une réalité que nul ne peut ignorer. Mais dans cette course à la productivité, certains choix méritent d’être défendus. Nous savons qu’en restant attachés à la vendange manuelle, nous défendons plus qu’un mode de récolte : nous défendons une manière de faire du vin . Une manière d’exister et de résister Une manière où chaque grappe est respectée, où chaque vin conserve sa singularité. Un vin de partage, un vin de lien social. Alors oui, peut-être que nous sommes parmi les derniers. Mais si c’est le prix à payer pour garder nos vins vivants, nos vignes en santé et notre Fitou fidèle à lui-même, alors nous l’assumons pleinement. Le vin Fitou : un vin de main d’homme Le vin Fitou n’est pas un vin de machine. C’est un vin de gestes, de regards, de partage et de patience. Un vin façonné par le vent, le soleil et la main du vigneron. Ici, chaque grappe est cueillie, non arrachée. Chaque vin est pensé, non fabriqué. Et c’est dans cette différence, dans cette lenteur assumée, que réside la vérité de notre terroir. Au Domaine Sarrat d’en Sol, la vendange manuelle n’est pas un vestige du passé. C’est une promesse. Celle de continuer à faire du Fitou un vin de caractère , d’émotion et de respect. Un vin qui garde le goût du temps et la trace de la main qui l’a cueilli. Un vin de courage et de sueur Mais un vin qui comprend et respecte la nature Un vin de femmes et d’hommes passionnés et encore vivants
- Mémoire d’un cep : une vie enracinée dans la terre au domaine Sarrat d’en Sol et son vin fitou
Je suis un vieux cep. Je vais avoir 110 ans Mes racines plongent profondément dans la terre sèche, au cœur du Domaine Sarrat d’en Sol . J’ai vu passer les saisons, les hommes, les vendanges et les vents. J’ai vu des grands hommes naître, grandir et faire changer le monde. Je suis un vieux cep authentique, originel, non cloné Je suis aussi né d’un geste ancien, celui de la sélection massale , quand le vigneron choisissait avec soin les sarments des plus belles vignes pour donner naissance à une nouvelle génération. Je suis issu d’un vignoble ancien, d’une origine préservée Je suis un héritier. Ma naissance dans la terre Il y a plusieurs décennies, une main humaine a planté un jeune sarment dans cette terre ocre et pierreuse. C’était un morceau de bois vivant, prélevé sur une vigne voisine qui avait prouvé sa force et son équilibre. Je me souviens de la pluie qui m’a accueilli, du soleil qui a séché la boue sur mes premières feuilles, et du vent qui a sculpté ma forme. C’est ainsi que je suis devenu un cep, enraciné dans le sol Sarrat d’en Sol, colline du soleil. Au fil des années, mes racines ont cherché l’eau, loin sous les pierres. Elles ont traversé les couches de calcaire, de schiste, d’argile. Elles ont appris à connaître chaque fragment du sol, chaque parfum de la garrigue. Cette quête souterraine est ma mémoire, mon lien le plus profond avec le terroir. Mes compagnons de vigne Autour de moi, il y avait d’autres jeunes ceps : des Carignans vigoureux, des Grenaches souples, quelques Mourvèdres timides. Nous avons grandi ensemble, dans le vent du sud et la lumière écrasante de l’été. Nous avons appris à résister à la sécheresse, à plier sans rompre quand la tramontane, le cers hurlaient sur les collines. Certains d’entre nous n’ont pas survécu. Mais ceux qui ont tenu ont donné le meilleur d’eux-mêmes, année après année. Et de nos grappes mêlées naissaient ces vins puissants et généreux, que les vignerons appelaient simplement vin Fitou , Corbières . Les hommes et le temps J’ai vu passer plusieurs générations de vignerons. Des mains différentes, mais le même regard lorsqu’ils s’approchent de moi : respect, exigence, reconnaissance. Je les ai vus tailler, labourer, soufrer, sulfater, vendanger, replanter. Et à chaque fois, je les ai vus prélever un sarment sur mes bras noueux pour créer une nouvelle vigne ailleurs, plus haut sur la colline. Ainsi se perpétue la sélection massale : c’est à travers moi que d’autres ceps sont nés, porteurs de ma mémoire et de ma force. Le monde autour de moi a changé. Les machines ont remplacé les chevaux. Les routes ont remplacé les sentiers. Mais ici, au domaine Sarrat d’en Sol, les gestes sont restés les mêmes. L’homme continue de m’observer, de me comprendre, de m’écouter, de me respecter Et si un vieux cep racontait ce qu’il a vécu Je suis un vieux cep, je suis né en 1913. J’ai vu naître Charles Trenet, Albert Camus et Edith Piaf. Je me rappelle, Gabrille Chanel ouvrait sa maison de couture, Roland Garros traversait la méditerranée en avion. J’aurais presque pu assister au naufrage du Titanic, au vol de la Joconde au Louvre et à la naissance de la tour Eiffel ! Je me suis battue en 1907 lors de la révolte des vignerons du Languedoc . Mais malheureusement j’ai aussi assisté au génocide des Arméniens, à la première et seconde guerre mondiale. Des jours meilleurs verront le jour car aujourd’hui la France est la première puissance agricole européenne et un acteur important de la transition écologique. Je suis âgé mais je me rappelle Je suis encore là, j’ai vécu et je résiste Les saisons du vin Fitou Chaque année, je revis la même danse. L’hiver m’endort, la taille me réveille. Au printemps, la sève remonte lentement, gonfle mes bourgeons, et mes feuilles s’ouvrent comme de petites promesses vert tendre. L’été, le soleil me brûle la peau, mais mes racines profondes gardent la fraîcheur des sous-sols. Je respire la garrigue, le romarin, le thym, la pierre chaude. Je sens les abeilles, les cigales, la poussière. Et lorsque vient septembre, les vendangeurs reviennent, comme chaque année, avec leurs paniers et leurs rires. Je sais alors que mes fruits deviendront vin. En appellation vin Fitou , dense, généreux, façonné par le vent et la patience. Un vin qui porte en lui tout ce que j’ai vécu. Ce que je suis devenu Aujourd’hui, je suis un vieux cep. Mon tronc est tordu, crevassé, mais vivant. J’ai donné des milliers de grappes, nourri des centaines de récoltes. Je produis moins qu’autrefois, mais mieux. Mes raisins sont plus petits, plus concentrés, plus profonds. On dit que les vieilles vignes donnent les plus beaux vins : c’est vrai. Ce n’est pas une question d’âge, mais de mémoire. Chaque gorgée d’un vin Fitou au Domaine Sarrat d’en Sol contient un peu de moi : un peu de garrigue, un peu de mémoire, de pierre , un peu de vent, un peu de feu. Et beaucoup d’histoires. Mon héritage Je sais qu’un jour, je ne donnerai plus de fruits. Mais avant cela, le vigneron prélèvera encore un sarment sur mes branches. Ce bois, il le plantera ailleurs, dans une jeune parcelle. Et de cette nouvelle vigne naîtra un autre cep, qui portera un peu de ma sève, un peu de ma mémoire. Ainsi va la vie en haut Fitou : rien ne meurt vraiment, tout se transforme et continue de pousser. Je suis un cep du Domaine Sarrat d’en Sol. Je suis né d’un geste humble, j’ai vécu sous le soleil du sud, j’ai résisté au Cers et j’ai nourri des générations de vins. Je suis la mémoire du vin Fitou , enracinée dans la terre et dans le temps.
- Comment bien servir et déguster nos vins en appellation Fitou : température, décantation et service parfait
Guide complet pour sublimer vos dégustations Introduction Nos vins en appellation Fitou dans nos jolies Corbières font partie des plus belles expressions viticoles du Languedoc, alliant authenticité, soleil et élégance. Qu’ils soient issus de grenache , carignan ou syrah , ces vins révèlent tout leur potentiel lorsqu’ils sont conservés et servis dans des conditions idéales. Température, aération, choix du verre… chaque détail compte pour profiter pleinement des arômes de garrigue, de fruits mûrs et d’épices. Dans cet article, nous vous guidons pas à pas pour réussir vos dégustations, que vous soyez amateur curieux ou passionné d’ œnotourisme dans l’Aude . Pourquoi le service du vin est essentiel pour un Fitou Servir un vin à la bonne température et dans un bon verre n’est pas une simple question d’étiquette : cela influence directement la perception des arômes, la texture et l’équilibre en bouche. Un vin trop froid : les arômes sont bloqués, les tanins paraissent plus durs. Un vin trop chaud : l’alcool domine, la fraîcheur disparaît. Nos cuvées en appellation Fitou et en IGP le Pays Cathare méritent d’être servies avec le soin qu’elles imposent, afin que leurs notes typiques de fruits, de garrigue et d’épices s’expriment pleinement. Température idéale pour un vin en appellation Fitou Pour sublimer nos vins en Appellation Fitou voici nos conseils: Température recommandée : 16 à 18° Pourquoi ? Ces températures mettent en valeur la richesse du grenache, carignan et syrah, tout en arrondissant les tanins. Idéal pour préserver la fraîcheur aromatique et mettre en avant les notes de garrigues et d’épices douces. 💡 Astuce : sortez la bouteille de la cave environ 30 minutes avant le service, ou placez-la quelques minutes dans un seau d’eau fraîche si la pièce est trop chaude. Température idéale pour un vin en IGP le Pays Cathare Pour sublimer nos vins en IGP Le Pays Cathare voici nos conseils : Température recommandée: entre 8° et 10° Idéal pour préserver et accentuer la fraîcheur aromatique, leur acidité et mettre en avant les notes fruitées et florales de notre blanc et notre rosé. Conservation et vieillissement Stockage d’une bouteille non ouverte Humidité : 70-75 % pour éviter le dessèchement du bouchon. Lumière : éviter toute exposition directe. Position : horizontale pour maintenir le liège humide. Durée : un Fitou structuré peut se conserver 8 à 12 ans, un Corbières entre 5 et 10 ans selon la cuvée. Après ouverture Reboucher avec un bouchon hermétique. Conserver au frais et consommer dans les 2-3 jours pour préserver les arômes. Décantation ou carafage ? Carafage : conseillé pour les jeunes Fitou et Corbières afin d’oxygéner et d’assouplir les tanins. Décantation : réservée aux vieux millésimes pour séparer un éventuel dépôt. 💡 Astuce œnotourisme : au domaine Sarrat d’En Sol , nous proposons des dégustations où vous pouvez comparer un vin jeune et plus âgé, ou bien un vin directement ouvert et le même après carafage. Choisir le bon verre Verre tulipe large pour les Fitou : aération optimale et concentration aromatique. Verre un peu plus resserré pour nos cuvées en blanc et rosé : préserve la fraîcheur et la délicatesse aromatique. Cristal fin si possible pour une meilleure perception des nuances. Accords mets et vins Fitou / Corbières/ Pays Cathare Fitou : viandes rouges grillées, gibier, cassoulet, escargots à l'aïoli, paëlla, gratins d’aubergines, brebis, chèvre, comté, parmesan, gâteau au chocolat noir Pays Cathare : tajines, paella, plateau de fruits de mer, sushis, charcuteries, plats aux légumes du soleil. Erreurs courantes à éviter Servir directement à température ambiante en été. Utiliser des verres trop petits ou épais. Négliger l’aération Découvrez nos cuvées Fitou et Corbières 📍 Situé à Tuchan , au cœur du Pays Cathare , le domaine Sarrat d’En Sol produit des AOP Fitou issus de grenache , carignan et syrah , travaillés dans le respect du terroir et de la biodiversité. Venez découvrir nos vins lors d’une dégustation privée ou d’une visite œnotouristique. Nous vous proposons plusieurs formules: -Dégustation de nos cuvées en accord avec des amuse-bouche faits maison -Dégustation de nos cuvées dans des verres opaques, pour se laisser surprendre (Est-ce un vin blanc, un vin rouge?) Sans la vue, les autres sens se décuplent -Dégustation de nos cuvées en monocépages pour exprimer pleinement l’identité du raisin FAQ – Questions fréquentes Quelle est la durée de garde d’un Fitou ? Entre 8 et 12 ans pour les cuvées structurées. Faut-il mettre un Fitou /Corbières au frigo ? Uniquement pour le rafraîchir légèrement avant service, pas pour un stockage long terme. Quel est le meilleur verre pour un Fitou ? Un grand verre tulipe à large ouverture pour aérer le vin et développer pleinement les arômes et adoucir les tanins
- Le rôle essentiel des petits insectes dans nos vignes : abeilles, papillons et auxiliaires au service des prédateurs de la vigne et de nos vins en appellation Fitou
Dans les paysages sauvages, arides et lumineux des Corbières, où la garrigue s’entremêle aux vignes, une vie minuscule mais décisive s’active chaque jour : celle des pollinisateurs et insectes auxiliaires. Au Domaine Sarrat d’en Sol , niché au zcœur du Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes , nous portons une attention toute particulière à ces petits êtres vivants qui, loin d’être anecdotiques, participent directement à la vitalité de nos sols, à l’équilibre de la vigne, et à la qualité de nos vins ( Fitou et Pays Cathare ) Une armée naturelle pour protéger nos vignes Notre vignoble peut compter sur des alliés à six, huit pattes pour lutter contre les ravageurs de la vigne, tels que l’acarien rouge ou le ver de la grappe. Ces auxiliaires très présents dans nos vignes permettent de diminuer les traitements, de garantir une qualité des raisins, de nourrir les sols et valoriser la biodiversité si riche autour de notre vignoble. Ce sont les abeilles solitaires , les bourdons , les syrphes , les papillons , les coléoptères floricoles … Autant d’insectes qui butinent les fleurs de la garrigue, explorent les haies sauvages, nichent entre les pierres sèches et peuplent silencieusement les abords de nos parcelles. Dans les vignes du Domaine Sarrat d’en Sol , leur rôle n’est pas tant de polliniser directement les fleurs de vigne — la vigne étant en grande partie autogame — que de soutenir un écosystème vivant et résilient . En butinant les plantes voisines, ils assurent la reproduction des espèces herbacées, renforcent la biodiversité végétale, et stabilisent la vie autour des ceps. Une faune discrète mais précieuse Voici une liste des auxiliaires de cultures très présents dans nos vignes: - Les perce-oreilles : sont des auxiliaires précieux du vigneron car ils dévorent les oeufs, chenilles et chrysalides des deux papillons qui parasitent la vigne, à savoir le cochylis et la pyrale. Les perce-oreilles déciment aussi les nymphes du phylloxéra. - Les araignées carnivores présentent dans le vignoble, mangent également les ravageurs de la vigne. -Les coccinelles et les syrphes : très présents au printemps dans le vignoble, se nourrissent de pucerons, cochenilles et acariens rouges et jouent un rôle important dans les vignes. -Les guêpes : peu appréciées quand le vigneron travaille dans la vigne et se fait piquer, elles jouent un rôle essentiel dans la propagation et conservation des levures saccharomyces cerevisiae permettant la fermentation des vins. -les vers de terre : présents dans les sols, jouent un rôle d’aération et d'infiltration de l’eau dans la terre. Des insectes au service du terroir Cette faune invisible a un impact bien réel sur nos vignes, nos sols et donc, sur nos vins en appellation Fitou que nous produisons. Voici quelques exemples concrets : Équilibre écologique naturel Les pollinisateurs permettent le développement d’un couvert végétal varié autour des ceps, évitant la monoculture stricte et favorisant la diversité. Cette végétation nourrit la microfaune, limite l’érosion, et soutient une meilleure vie du sol. Protection contre les ravageurs De nombreux insectes présents sur le domaine sont aussi des auxiliaires de cultures qui protègent notre vignoble. Les syrphes, par exemple, sont à la fois pollinisateurs et prédateurs de pucerons à l’état larvaire. Ils assurent un équilibre naturel en limitant la prolifération de nuisibles. Sol vivant = vigne vivante Un sol riche en vie, nourri par la matière organique issue des plantes locales, insectes, respire mieux, retient mieux l’eau, et permet à la vigne de s’ancrer plus profondément. Cette vitalité souterraine se traduit dans les raisins… puis dans le vin. Une expression plus pure du terroir Moins de stress pour la vigne, c’est aussi une meilleure maturité phénolique et aromatique. Nos cépages comme le Carignan , le Grenache ou la Syrah trouvent alors leur pleine expression dans nos cuvées : Sarrat d’en Sol rouge , Arménie , Mont des Ifs grenache noir , ou encore la cuvée de vieux Carignans. Des pratiques viticoles engagées pour la petite faune Pour protéger cette vie invisible mais capitale, nous avons adapté nos pratiques au Domaine Sarrat d’en Sol : Pas de désherbage chimique , ni de traitement systémique pendant les périodes de floraison. La flore spontanée de la garrigue, laissée libre en bordure de parcelles, constitue une ressource naturelle pour les insectes pollinisateurs. Maintien des murets en pierre sèche , véritables hôtels naturels à insectes. Plantation et préservation de haies, d’arbustes indigènes et de bandes non cultivées en bordure de parcelles. Sensibilisation des visiteurs , lors de leurs séjours et balades œnotouristiques dans les Corbières , pour faire découvrir le lien subtil entre nature, vigne et vin. Ces actions sont pensées comme un tout. Elles ne sont pas “en plus”, elles sont au cœur de notre philosophie, de notre engagement pour produire des vins en appellation Fitou . Des vins en appellation Fitou, fruit d’un équilibre vivant Dans chaque gorgée d’un vin du Domaine Sarrat d’en Sol , il y a bien plus que du raisin. Il y a le vent des Corbières, la roche du plateau de Tuchan, le soleil du Sud… et la vie foisonnante de ces minuscules alliés que sont les insectes pollinisateurs. Parce qu’en protégeant les petits, on préserve le grand. Parce qu’en laissant vivre la nature autour de la vigne, on lui permet de mieux donner ce qu’elle a de plus beau. Et parce qu’un vin Fitou , pour être grand, doit d’abord être vivant et en accord avec Dame Nature.












